• Transhumance 2017

    Transhumance 2017
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    Impressionné. Olivier Pon­gan, éleveur de moutons et berger, a terminé son long périple de 10 jours à pied avec ses 450 moutons, hier soir, sur les hauteurs de Cessieu. Il a été suivi dans la montée par près de 500 per­sonnes el accueilli par 1 000 autres à l'arrivée. 

    « Ça fait bizarre! Tout ce monde pour voir passer des moutons! C' est très impres­sionnant. Ça me touche et ça me donne envie de conti­nuer encore vingt ans ... », confie notre homme, parti le 18 octobre du col du Coq, où il a passé l' été tranquille et isolé du monde. « C'est l'ar­rivée du Tour de France sans les vélos, ici», s'amuse Sté­phane au milieu de la foule qui se presse autour des bê­tes. 

    Avec plus de 1 500 specta­teurs, cette étape de la trans­humance semble avoir fran­chi un cap cette année. « On est passé de la petite mani­festation artisanale entre nous à un événement qui fait venir du monde de tout le secteur», reconnaît Magalie Perrier, qui sait de quoi elle parle. Même si elle est beau­coup trop pudique pour l' avouer, c'est un peu grâce à elle si cette transhumance est devenue ce qu'elle est. Tout est parti d'une amitié entre elle et le berger. Il y a huit ans, alors qu'Olivier Pongan arrive avec ses bê­tes, en toute discrétion, sans crier gare, des amies de Ma­galie l'invitent à veni.r le sui­vre pour sa dernière étape jusqu'à son étable de Saint­ Marcel-BeI-Accueil. « Je suis venue avec mes enfants et on a sympathisé avec Olivier. » 

    C' est là que l' association Les Ânons, qui aide la classe unique du Bois de Cessieu, entre dans la danse. elle cherchait des idées de mani­festations. Magalie, qui est parent d' élève, évoque son ami berger qui passe chaque année, fin octobre, devant l'école. 

    Ainsi est né l'événement de la transhumance devenu populaire. Tout l'argent ré­colté sert à aider l' école du quartier. 

    L'initiative semble d' ailleurs faire des petits, puisqu'à Saint-Marcel-Bel­ Accueil, le Comité de jume­lag organise depuis deux ans une fête lors du départ d'Olivier Pongan pour les al­pages. « En mai 2016, il Y avait 300 personnes, et en 2017, nous sommes passés à 600 », confie René Tessaro­Io, le président de l' associa­tion de Saint-Marcel-Bel-Accueil. 

    Pour un village de 1300 âmes, la performance en deux ans a, elle aussi, de quoi impressionner. 


    DL : 28 octobre 2017 / Thomas LANIER 

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